Notélé: Quand télévision et Mac ne font plus qu’un
Un événement se produit dans la région de Tournai ? Allumez la télévision, vous le verrez sur Notélé. La chaîne de télévision régionale rythme la vie des 300.000 habitants du triangle Ath-Tournai-Mouscron depuis 1977. Information, culture, événements en direct et messages commerciaux : la chaîne tourne 24h/24. Un défi quotidien relevé grâce à une équipe soudée de 40 personnes épaulée par la technologie Apple. Car tout ici - de l’administration à la diffusion des séquences à l’antenne - passe par Mac OS X.
Face aux défis d’une chaîne régionale
Il suffit d’entrer dans les locaux de la station pour entrevoir des Macs à tous les étages. Les raisons de ce déploiement massif ? L’économie réalisée et la légendaire facilité d’utilisation d’un Mac.Travailler à coûts réduits est l’un des plus grands défis auxquel est confronté toute chaîne régionale. Conjuguer budget limité et moyens techniques performants n’est pas un exercice évident. Les coûts de production, par exemple, doivent être contenus pour s’adapter à un marché publicitaire très particulier. Notélé est l’une des rares chaînes régionales à gérer sa propre régie publicitaire. " Nos annonceurs locaux n’ont tout simplement pas les moyens de multinationales et nous demandent des projets à des prix très abordables, explique Eric Carpreau, Directeur Commercial. " La publicité a été notre banc d’essai pour l’informatique et grâce à Final Cut Pro, nous sommes arrivés à produire de A à Z des spots à des prix nettement moins élevés que s’ils avaient été produits traditionnellement avec des bandes et une équipe complète. Chez Notélé une personne filme le matin et réalise le montage dans l’après-midi ".
Après l’expérience concluante des Macs utilisés dans la régie publicitaire, la rédaction s’est aperçue du potentiel d’Apple pour l’information.
De la bande au numérique
Après l’expérience concluante des Macs utilisés dans la régie publicitaire, la rédaction s’est aperçue du potentiel d’Apple pour l’information. Notélé a donc décidé de quitter le monde analogique et d’amorcer sa transition vers le numérique en privilégiant une approche qualitative. " Nous avons choisi le format DV pour nos caméras Sony et notre souhait était de rester dans ce format, du tournage jusqu’à la diffusion, sans perte de qualité souvent occasionnées lors de transcodages. Donc notre choix c’est définitivement porté sur Final Cut Studio ainsi que sur le logiciel Ontheair de Softron pour la diffusion des séquences DV à l’antenne. "Devant le succès du montage numérique au sein de la rédaction, certains soucis d’organisation sont apparus : plusieurs journalistes devaient occuper un nombre limité de salles de montage.
Avec les nouvelles habitudes, de nouvelles questions se posent rapidement : comment retrouver la souplesse de l’analogique où il suffisait de quitter une cellule de montage avec ses bandes sous le bras pour le poursuivre dans la cabine d’à côté ? Comment trouver une solution pour que chaque machine puisse échanger les rushs et les reportages sans investir dans un système complexe et coûteux ? A ces questions, une seule réponse : Xsan.
Xsan aux commandes
"Xsan est comme un gros disque dur qui apparaît chez tout le monde et que chacun peut partager ", explique Daniel Tapie, responsable de Softron. " On peut utiliser les mêmes rushs, sortir plusieurs séquences différentes avec les mêmes images. On est revenu à la souplesse des régies analogiques ! Un montage peut être interrompu et continué dans la salle d’à côté. Il n’y a rien à transférer ou à copier : les bandes sont en quelque sorte dans le serveur central ! Un autre avantage est la vitesse du réseau que nous atteignons grâce à nos câblages en fibre optique. Enfin, la facilité avec laquelle nous pouvons ajuster la capacité de stockage sans devoir tout effacer est un atout non négligeable."
Les clichés ont la vie dure
Une entreprise de 40 personnes qui produit une émission de télévision chaque jour en direct peut-elle sérieusement se passer d’un service informatique ? Eric Carpreau répond sans détours : " Oui. Contrairement à d’autres chaînes où plusieurs informaticiens veillent à résoudre les problèmes de machines ou les configurent, nous n’avons pas ce luxe. Et nous n’en avons pas besoin : Mac OS X est très convivial et la mise en réseau est simple. "Si plus personne aujourd’hui ne songe à remettre en cause les choix de Notélé, il n’en a pas toujours été ainsi. Eric Carpreau se souvient de moments difficiles au sein de l’équipe pour imposer l’utilisation du Mac : " Pendant longtemps on nous a dit que les Macs étaient plus chers que les PC. Mais il suffisait d’équiper un PC comme un Mac pour s’apercevoir que c’était inexact. La gamme de prix est tout à fait concurrentielle et les solutions professionnelles comme un SAN sont de 2 à 3 fois plus chères dans d’autres marques et sur d’autres systèmes. Or notre budget n’est pas illimité ! Donc sans Apple, nous aurions dû remplir les mêmes missions, mais avec moins de matériels ".
Le seul cliché exact, par contre, est celui de la sécurité de Mac OS X. Les virus ? On n'y pense même pas ! On ne vit pas dans la terreur. Nous n’avons mis en place aucune protection particulière ni d’administrateur système sur la brèche. C’est un grand confort de ne pas avoir cette épée de Damoclès du virus qui arriverait par un mail et qui pourrait paralyser l’outil de production.
29 ans après ses débuts, tout comme au premier jour lorsque Jean-Pierre Winberg l’a fondée, Notélé brûle d’une passion pour sa région du Hainaut occidental. Elle s’est imposée comme la première chaîne régionale en communauté française, réunissant chaque soir plus de 70.000 téléspectateurs. Les défis ne manquent pas mais Notélé et Apple sont plus que jamais prêts à les relever.
