Libérer les compétences en écriture
Larrondissement scolaire de Maple Ridge, en Colombie Britannique, investit dans les compétences en communication écrite de ses élèves
Dans le système déducation actuel, le constat suivant est accepté de façon quasi unanime : dune manière générale, les niveaux de compétence en écriture des élèves ne sont pas tout à fait ce quils devraient être. Dans un monde principalement orienté vers les mathématiques et les sciences, il se pourrait bien que le Canada doive un jour subir les conséquences de cette situation.
Une question se pose alors : comment peut on corriger cette situation? La plupart des élèves sont peu motivés par une tâche quils naccomplissent pas très bien. Il existe toutefois une solution relativement nouvelle qui en surprend plusieurs par sa simplicité et ses résultats universellement positifs. Il sagit de la solution informatique « un pour chacun ».
Dans les programmes « un pour chacun », on remet tout simplement un ordinateur portable à chacun des élèves. Ceux-ci peuvent lutiliser à lécole, où ils ont accès en tout temps à un réseau sans fil et à Internet, et ils peuvent lemporter à la maison après les cours. Ce programme tout simple contribue à améliorer non seulement les compétences linguistiques des élèves, mais également leur amour propre et leur comportement.
Élèves à problèmes et élèves autochtones
Le fructueux programme « un pour chacun » a été mis en œuvre il y a plusieurs années à la commission scolaire Fort St. John, située dans le nord de la Colombie-Britannique. Depuis lors, plusieurs autres commissions scolaires de la Colombie-Britannique et dautres provinces ont adopté le modèle de base. En 2005, larrondissement scolaire 42 (Maple Ridge/Pitt Meadows) sest mis à la recherche de moyens visant à améliorer les résultats des élèves en écriture, particulièrement dans les écoles accueillant un fort pourcentage délèves à problèmes et délèves autochtones. Trois des écoles retenues pour participer au projet sont considérées comme des écoles en milieu défavorisé, où les familles sont désavantagées sur le plan socioéconomique. Deux dentre elles sont fréquentées par une grande proportion délèves autochtones, tandis que la troisième est une nouvelle école secondaire axée sur la technologie.
Bob Schnider, directeur des TIC de larrondissement, et Pat Horstead, directrice de lévaluation de larrondissement, dirigent le projet décriture sans fil de larrondissement 42. Bob et Pat ont collaboré à titre de partenaires lors de la mise sur pied du projet en recueillant les opinions des enseignants, des administrateurs, des parents, des fonctionnaires du ministère et de certaines autres personnes. On a pris rapidement la décision damorcer le projet dans des classes de sixième et de huitième année, afin de permettre aux élèves du cours moyen dutiliser les portables pendant au moins deux ans avant leur arrivée au secondaire, et après que plusieurs des habiletés de base en écriture et en rédaction au clavier aient été acquises.
Les écoles qui voulaient être choisies pour le projet devaient mettre laccent sur lamélioration des compétences en communication écrite des élèves et avoir une bonne connaissance de lutilisation des normes de performances de la Colombie-Britannique. Les écoles engagées dans le projet ont demandé aux enseignants de se porter volontaires, et ceux-ci ont dû suivre chaque mois des séances portant sur la formation, les réseaux et le partage dinformations. Tous les deux mois, Apple Canada déléguait son propre spécialiste des programmes, John Maschak, ainsi quune conseillère en programmes indépendante, Sharon Jeroski, pour diriger les séances. « Nous avons jugé très important de structurer les séances de sorte quon y traite de programme et dévaluation en rapport avec la technologie » a déclaré Pat.
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