Greg Kurstin Hello de plus près

« Je pensais que j’étais sur une lancée, mais je ne l’étais pas. Puis Greg Kurstin est venu à Londres, et on a écrit Water Under the Bridge et Hello. »

Adele

Après l’immense succès de l’album 21, sorti en 2011, une légion de fans attendait avec impatience le prochain opus d’Adele. Le hic, c’est qu’Adele l’attendait aussi. « Quand j’ai commencé à écrire, j’ai réalisé que je n’avais rien à dire. Aucune inspiration, rien qui me faisait vibrer, confie-t-elle. Et le problème, c’est que si une chanson ne me touche pas, je ne peux pas la chanter. »

Après l’écriture d’une pièce prometteuse avec le producteur Ryan Tedder, Adele s’est sentie bloquée de nouveau. Alors, elle s’est tournée vers Greg Kurstin et d’autres grands producteurs, comme Paul Epworth, Max Martin et Danger Mouse. « Je pensais que j’étais sur une lancée, mais je ne l’étais pas, poursuit Adele. Puis Greg Kurstin est venu à Londres, et on a écrit Water Under the Bridge et Hello. »

Créer en équipe a fonctionné à merveille pour Adele, comme en témoigne le succès retentissant des chansons nées de cette collaboration. Acclamés par la critique, le premier extrait (Hello) et le nouvel album (25) ont fracassé tous les plus importants records de vente.

Pour ceux qui connaissent le parcours de Kurstin, le rôle du producteur dans ce deuxième tour de force d’Adele n’a rien d’étonnant. Dans l’industrie, on dit de cet habitué des Grammy Awards qu’il est « l’homme qui murmure à l’oreille des artistes » – Sia, Beck, Katy Perry et Foster the People, pour n’en nommer que quelques-uns. C’est lui qui les pousse à donner le meilleur d’eux-mêmes. Il y arrive en mettant à profit un éventail d’habiletés uniques en studio : un talent musical digne des plus grands, une compréhension fine de la structure de la musique et des chansons, une plume de virtuose et un processus de production qui passe par Logic Pro X.

Source photo : Alasdair McLellan

En un coup d’œil

Maintes fois nommé aux Grammy Awards, Greg Kurstin compte parmi les producteurs les plus prisés de l’industrie de la musique. En plus d’avoir collaboré avec Adele sur 25, il a joué, écrit et produit des chansons sur les albums de Kelly Clarkson (Stronger), Lana Del Rey (Ultraviolence), The Shins (Port of Morrow), Tegan and Sara (Heartthrob), Ellie Goulding (Halcyon Days, Delirium), Santigold (Master of My Make-Believe) et Pink (The Truth About Love).

Écrire avec Adele

Kurstin et Adele se sont donné rendez-vous en studio à Londres trois fois sur une période de plusieurs mois. Chaque fois, ils se sont attelés à l’écriture une semaine durant. La première semaine, ils ont écrit Water Under the Bridge et une grande partie de Hello. La chanson A Million Years Ago, l’une des dernières à s’être taillé une place dans l’album, a été écrite plus tard.

En studio, Kurstin et Adele ont procédé simplement. « La plupart du temps, j’étais au piano et on improvisait, explique Kurstin. On suivait quelques pistes, on cherchait des accords, une atmosphère. On y allait avec la bonne vieille méthode. »

Kurstin a d’ailleurs suivi cette même démarche pour enregistrer leurs séances. Délaissant le gros de l’équipement de production utilisé en studio, il a opté pour un système d’enregistrement mobile allégé, composé essentiellement d’un MacBook Pro, de l’interface Quartet d’Apogee et de Logic Pro X. « J’aime pouvoir profiter des préamplis micros et du traitement de la dynamique des studios professionnels, mais pour l’enregistrement et la production, je préfère de loin mon équipement Logic mobile, confie-t-il. Je tiens à éviter autant que possible d’éventuels problèmes techniques, et je sais que je peux compter sur mon équipement mobile. »

À Londres, ce système a fonctionné à la perfection. Aussitôt qu’une mélodie ou une idée de chanson leur venait en tête, Adele écrivait les paroles et Kurstin se mettait au piano, à la guitare, à la basse et à la batterie pour enregistrer les instruments dans Logic Pro et créer les pistes. « J’aime travailler vite, ajoute-t-il. C’est en partie pour ça que je joue de tous les instruments, parce que c’est plus efficace. Je sais ce que je veux entendre et je n’ai qu’à le jouer moi-même à la guitare et au clavier. En travaillant comme ça, je peux habituellement boucler une chanson en une seule journée. »

Quand Kurstin voulait intégrer un son qu’il ne pouvait créer lui-même, il le trouvait dans un projet Logic Pro contenant un ensemble choisi de sons échantillonnés de synthétiseurs et de claviers rétro. « Je travaillais sur mon MacBook Pro, mais à l’extérieur de mon propre studio, dit-il. Je jouais en plus avec une guitare louée qui n’était pas équipée de mes pédales favorites. Je n’avais donc pas tous mes effets psychédéliques. Par contre, je pouvais extraire tout ce dont j’avais besoin à partir de mes modules d’extension, tranches de console et effets. »

Adele travaille ses textes pendant une séance d’enregistrement de 25. Source photo : Alasdair McLellan

L’histoire derrière Hello

C’est précisément cette approche minimaliste de la production en studio qui est à l’origine de la chanson Hello. Mais le chemin du succès planétaire n’a pas été sans détour. « Cette chanson, je ne m’y attendais pas du tout, avoue Kurstin. J’étais un peu dans les nuages, sans doute à cause du décalage horaire, et je lançais une idée après l’autre en pianotant sur le clavier MIDI dans la régie. On est ensuite passés au studio et j’ai commencé à jouer des accords sur le piano à queue. »

Les accords étaient prometteurs. Kurstin et Adele ont écrit tout un pan de la chanson ce jour-là, mais sans réussir à la terminer. « On a trouvé différents refrains, mais rien de décisif, explique-t-il. Et je ne savais pas si on y arriverait un jour. Je me suis même dit que notre ébauche allait peut-être finir aux oubliettes. »

Six mois plus tard, toutefois, Kurstin était rappelé pour terminer la chanson. Il s’est alors servi des instruments et modules d’extension de Logic Pro X pour rehausser la ligne de basse et la batterie. Par-dessus tout, il a descendu l’ensemble de la chanson d’un demi-ton, à la demande d’Adele. « On a vraiment tout essayé, avec un tas d’idées différentes, dit-il. Et on y est finalement arrivés. »

Pour Kurstin, tant que le refrain n’était pas enregistré, la chanson n’était pas terminée. « Quand Adele prend le micro, c’est à vous couper le souffle. J’ai été ému la première fois que je l’ai entendue chanter Hello, et je ressens encore la même chose aujourd’hui. »

« Quand Adele prend le micro, c’est à vous couper le souffle. »

Greg Kurstin

25 en chiffres

85 pays où Hello est arrivée en tête du palmarès iTunes
de vues pour la vidéo Hello dès le premier jour
d’albums vendus dès la première semaine

Des instruments au bout des doigts

Dans son studio de Los Angeles, Kurstin écrit et enregistre des chansons avec d’autres artistes, un peu de la même manière qu’avec Adele à Londres. Il commence par choisir soigneusement un ensemble de sons et d’instruments en fonction du style du groupe ou de l’artiste. « Préparer une séance me demande beaucoup de réflexion, dit-il. Ce que je fais systématiquement, c’est préparer un modèle de projet Logic Pro avec des sons inspirants, comme une sélection de synthétiseurs virtuels ou de batteries spéciales. Pour moi, c’est encore plus important que de préparer des idées musicales. »

Kurstin a développé cette stratégie après avoir vécu des moments d’angoisse en studio au début de sa carrière. « Les artistes me demandent souvent de leur faire entendre de nouveaux sons accrocheurs, ajoute-t-il. Quand ça arrive, je ne veux pas me casser la tête à chercher parmi les milliers de sons que j’ai créés au fil des années. Mieux vaut être prêt. Avec Logic Pro X, tous les instruments dont j’ai besoin pour créer une chanson sont à portée de main. »

Alex Pasco, ingénieur du son, collabore à de nombreuses séances d’enregistrement avec Kurstin. Il constate lui-même les résultats. « Greg est le seul producteur avec qui j’ai travaillé qui dispose d’une aussi vaste palette d’instruments prêts à être utilisés à tout moment. Quand une mélodie prend forme dans sa tête, il a tous les outils pour lui donner vie. »

Pas un son à perdre

Le studio de Kurstin à Los Angeles a été conçu sur mesure pour faciliter son processus de travail. « Parce que j’aime travailler spontanément, l’équipement est connecté en tout temps et prêt à être utilisé, confie Kurstin. Les claviers sont toujours branchés. La batterie est équipée de micros. Tous les canaux sont là. Je vais donc droit au but : tout ce que je joue est instantanément enregistré dans Logic Pro X sur mon Mac Pro. Je ne veux pas avoir à manipuler des câbles de guitare ou des préamplis micros. Ce que je veux, c’est produire. »

Et produire signifie puiser à l’impressionnante collection de sons du studio – synthétiseurs analogiques classiques, guitares électriques et acoustiques, pianos, claviers numériques et instruments de percussion. Au fil des ans, Kurstin a créé une énorme bibliothèque d’échantillons de synthétiseurs classiques à l’aide de l’échantillonneur EXS24 afin d’enrichir une collection tout aussi vaste de sons numériques. « J’échantillonne pratiquement tous mes instruments et mon équipement », conclut-il.

Les instruments favoris de Kurstin
  • Claviers et synthétiseurs
  • Minimoog de Moog
  • CS-80 de Yamaha
  • Prophet 5 de Sequential Circuits
  • Polysix de Korg
  • Chamberlin
  • Modules
  • EXS24 de Logic Pro X
  • ES2 de Logic Pro X
  • Sylenth1 de LennarDigital
  • Nexus2 de reFX
  • Les instruments de Arturia

De musicien à producteur

Kurstin attribue une grande partie de son succès en tant que producteur à ses talents de musiciens. « Quand des gens qui ne me connaissent pas me demandent ce que je fais dans la vie, je réponds entre autres que je suis musicien, parce que compositeur-producteur n’englobe pas forcément cette vocation. Mais moi, j’ai passé de nombreuses années à parfaire ma façon de jouer parce que c’est ma vraie passion. »

Kurstin a commencé à jouer du piano à l’âge de cinq ans. Il s’est ensuite mis à la guitare et a joint un premier groupe de musique à l’âge de 11 ans. À 12 ans, il a coécrit, avec Dweezil Zappa, son camarade de classe, sa toute première chanson destinée au grand public : Crunchy Water, la face B de My Mother Is a Space Cadet. « C’était assez fou comme expérience, se souvient-il. On enregistrait dans le studio de Frank Zappa. C’est ce qui s’appelle partir en grand! Puis une fois tout ça terminé, on a dû regagner notre garage.

Pendant et après ces années « garage », la carrière de Kurstin a suivi de près l’évolution de ses goûts musicaux, de Talking Heads à Devo, en passant par les groupes britanniques du moment, comme The Clash. Déjà à cette époque, il pensait comme un vrai producteur. « Je jouais toujours ce rôle dans le groupe, dit-il. Si je jouais dans un groupe punk avec des musiciens plus ou moins talentueux, j’étais toujours très patient. Je pouvais dire "Et si tu essayais ça?", puis montrer au bassiste comment jouer le passage, ou encore me mettre au clavier pour accompagner le guitariste afin de créer des rythmes plus syncopés. »

Une véritable obsession pour le jazz new-yorkais l’a ensuite poussé à explorer ce genre en profondeur, phase pendant laquelle il s’est exercé au piano une dizaine d’heures par jour et a suivi des cours à la New School avec Jackie Bayard, le pianiste de Charles Mingus. Aujourd’hui, Kurstin n’a aucun doute que ces années ont formé sa capacité à improviser, même en pleine séance d’enregistrement.

De retour à Los Angeles, sa ville natale, Kurstin a composé des pièces et joué pour le groupe alternatif Geggy Tah, puis a travaillé comme accompagnateur pour Beck et Red Hot Chili Peppers. Impatient de composer et d’enregistrer sa propre musique, il a formé le duo The Bird and the Bee avec la chanteuse Inara George. Un contrat d’édition lui a donné la chance de travailler avec Lily Allen, une collaboration fructueuse qui a fait sa renommée à titre de producteur créatif.

Techniquement parlant

L’aisance de Kurstin avec la dimension technique de la production n’est qu’un effet secondaire de son immense passion pour la musique. « Je suis un musicien dans l’âme. À l’époque, j’étais à fond dans la musique, dans l’équipement... j’adorais jouer, précise-t-il. En fait, c’est tout ce qui m’intéressait. Je voulais donner vie à mes idées, avoir mes créations sur bande magnétique. Je ne m’intéressais pas trop à la technologie. »

Travailler de nouveaux sons au sein de formations variées a amené Kurstin à découvrir d’autres façons de créer et d’enregistrer, dans un parcours marqué par les synthétiseurs, l’échantillonneur Casio SK-1 et de nombreux programmes MIDI. Puis, un jour, un ingénieur du son lui a fait découvrir Logic Pro en séance d’enregistrement. Son processus créatif a alors pris une nouvelle direction. « Apprendre à utiliser Logic Pro a littéralement tout changé pour moi, raconte-t-il. Pour la première fois, j’étais indépendant, je n’avais besoin de personne pour enregistrer. »

« Avec Logic Pro X, tous les instruments dont j’ai besoin pour créer une chanson sont à portée de main. »

Greg Kurstin

À un rythme échevelé

C’est un fait, Kurstin travaille rapidement. Mais, succès oblige, il travaille à peu près tout le temps. « J’ai beaucoup de travail, et j’aime ça, dit-il. Je me sens privilégié. À une autre époque, c’était plutôt le calme plat... disons que je n’ai pas encore appris à dire non. »

Récemment, l’artiste Beck a reçu un « oui » enthousiaste de la part de Kurstin, avec qui il a fait plus d’une tournée. « On a écrit la chanson Dreams, explique Kurstin. Et on continue de travailler sur du nouveau matériel. »

Ces jours-ci, Kurstin a bien peu de temps pour The Bird and the Bee. Il est toutefois ravi de sa récente nomination pour un Grammy dans la catégorie Best Engineered Album, Non-Classical, pour Recreational Love. Bien qu’il soit surtout connu pour l’écriture et la production, Kurstin a réalisé le mixage de l’un des meilleurs albums de l’année sur le plan sonore exclusivement dans Logic Pro X. « Je n’ai jamais étudié pour devenir ingénieur du son, dit-il, mais j’accorde beaucoup d’attention aux sonorités quand j’enregistre et quand je mixe. Alors ça me touche vraiment qu’on reconnaisse mon travail. »

Il prévoit pour le moment poursuivre avec sa formule gagnante. « J’adore composer des chansons et les produire, résume-t-il. Je vais continuer de le faire avec de nouveaux artistes et avec ceux avec qui je travaille déjà. Je ne m’en lasse pas. En vérité, je ne peux pas m’en passer. Et je suis loin d’être à court d’inspiration, alors je veux voir jusqu’où je peux aller. »

De plus près

Greg Kurstin fait un compte-rendu détaillé de la production des chansons d’Adele.

Hello « Mon piano est doté d’un SoundShifter pour descendre la tonalité d’un demi-ton. Nous avons écrit la chanson dans un registre plus aigu et l’avons ensuite transposé. J’aimais le son du piano et je ne voulais pas le refaire. J’ai échantillonné les sons de ma boîte à rythmes Roland TR-808 dans l’échantillonneur EXS24 et je les ai utilisés pour doubler la basse dans le refrain. J’ai ajouté l’effet Valhalla VintageVerb au son du matériel mélodique de la guitare. J’ai filtré la batterie avec l’AutoFilter de Logic, puis je me suis servi de SPL Transient Designer pour raccourcir la durée des attaques, tout en augmentant leur intensité. Et avec Sylenth1, j’ai ajouté une légère onde sinusoïdale – un fond s’apparentant à l’orgue – sous le refrain.

Water Under the Bridge « Je me suis servi d’échantillonnages de toms d’un instrument EXS, que j’ai configurés en arpèges joués en doubles-croches et en boucles, sous la batterie. Quelques effets de sidechain avec Vengeance Producer Suite mettent en évidence les contretemps. La réverb d’applaudissements durant le couplet est créé par la réverb de l’ampli de guitare dans Logic Pro. Et on retrouve quelques sons Logic Rhodes sous le piano pour rendre tout ça plus chaleureux. Dans ses couplets, Adele avait chanté une esquisse de mélodie, un peu sous forme de chant répétitif, que j’ai finalement utilisée pour le refrain. Les notes correspondaient au couplet, et non au refrain. J’ai donc utilisé l’outil de correction des hauteurs dans Logic Pro en établissant la réponse à 0.00 ms, puis j’ai sélectionné la fondamentale du refrain à ré dièse pour que toutes les notes s’harmonisent à celle-ci. J’ai ajouté un effet d’irrégularité et d’écho avec Effectrix. Le son "oooh" au début de la chanson est créé avec Decapitator, pour ajouter à la voix des fréquences moyennes et de la saturation. AutoFilter a été utilisé à titre de filtre passe-bas. Et je me suis servi de l’effet VintageVerb. »

A Million Years Ago « Il n’y a pas beaucoup de pistes dans cette chanson. J’ai utilisé un peu de l’égaliseur Channel EQ dans Logic Pro pour couper les basses fréquences des guitares. Comme je n’avais pas accès à une basse pendant que j’étais à Londres, Trilian est venu à ma rescousse en fin de chanson. »

  • Matériel de tiers
  • Interface Quartet d’Apogee
  • Symphony d’Apogee
  • Extensions, instruments et effets
  • Logic Pro X
  • AutoFilter
  • Channel EQ
  • Synthétiseur ES2
  • Échantillonneur EXS24
  • EnVerb
  • Flanger
  • Ampli de guitare Pro
  • Multipressor
  • Surcharge
  • Phaser
  • Correcteur de la hauteur tonale
  • Effet Sample Delay
  • Effet Space Designer
  • Effet Spreader
  • Effet Stereo Delay
  • Effet Tape Delay
  • Effet Trémolo
  • Transformateur de voix
  • Produits de tiers
  • Camel Audio CamelPhat
  • Modules FabFilter
  • Réverbs Lexicon
  • Piste d’effets Soundtoys
  • Spectrasonics Trilian
  • SPL Transient Designer
  • Sugar Bytes Effectrix
  • Valhalla VintageVerb
  • Effets Vengeance Producer Suite
  • Compresseurs Waves CLA-2a, CLA-3a et CLA-76
  • Ondes SoundShifter

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