Je classe, j'ordonne les photos très facilement et je sais les retrouver immédiatement selon une série de critères définis. C'est cela qui est fabuleux avec Aperture.

Patrick Glaize : Avec Aperture, la photo prend une nouvelle dimension

Quand un projet ambitieux rassemble des professionnels impliqués et un matériel performant, tout est réuni pour que le succès soit au rendez-vous. Ce fut le cas pour Patrick Glaize, photographe-réalisateur, qui a été plus que convaincu par le matériel et les logiciels Apple utilisés pour réaliser les photographies et le making-of du film « Le Sacre de l’Homme ».

La photographie, un univers avec des attentes spécifiques

Patrick Glaize a vécu une véritable aventure en effectuant à la fois les photographies et la réalisation du making-of du film « Le Sacre de l’Homme », diffusé sur France 2 en prime time, le 10 avril 2007. Ses photos ont été publiées dans trois ouvrages édités chez Flammarion et destinés à des publics différents.

Patrick Glaize a une double casquette : celle de photographe et celle de réalisateur. Et il constate que peu de projets lui permettent d’exercer en même temps ses deux métiers comme ce fut le cas au cours de l’aventure « Le Sacre de l’Homme ». Si Aperture a été une découverte pour son activité de photographe, il utilise depuis longtemps Final Cut Pro en tant que réalisateur, pour le montage de ses films.

Il se sent autant photographe que réalisateur et se définit avec humour, par rapport à ses deux activités, comme un « bilingue de l’image ». Patrick Glaize avait déjà participé à l’aventure « Homo Sapiens », le deuxième volet de cette trilogie. Mais « sans Aperture qui n’existait pas encore, mon travail avait été considérablement plus long » précise-t-il.

Patrick Glaize

Une nouvelle façon de travailler avec Aperture.

Patrick Glaize est spécialisé dans la photo documentaire et dans le portrait. Il utilise le Mac depuis peu pour cette activité, mais se souvient avec une certaine nostalgie de son premier Mac, acquis dans les années 80. « Un Mac SE utilisé essentiellement pour le traitement de texte » précise-t-il. Pour « Le Sacre de l’Homme », il a utilisé un MacBook Pro et toute la chaîne était numérique. Aperture lui a apporté une nouvelle organisation de travail.

La découverte et l’expérimentation des solutions Apple pour l’image ont commencé lors de l’édition 2006 d’Apple Expo. Patrick Glaize y fit la rencontre de Patrick Fletcher, responsable de l’Apple Premium Reseller, Captures 15, dédié à la photo et aux photographes professionnels. Cet Apple Premium Reseller a fait partie intégrante du projet en mettant à la disposition du photographe du matériel pour lui faire découvrir les fonctionnalités d’Aperture. Quelques jours ont suffi pour que celui-ci soit opérationnel sur le logiciel et convaincu de son efficacité, et décide ensuite d’acquérir ce matériel.

Patrick Glaize avait choisi de travailler avec une configuration légère avec deux boîtiers : un Nikon D2X et un Nikon D200 équipés de 2 optiques. Il disposait d’un MacBook Pro 15’’, d’Aperture, d’un disque dur externe et de DVD pour faire des sauvegardes de sécurité au fur et à mesure et qu’il conservait dans un sac à part. En raison des nombreux déplacements et des conditions de prises de vue difficiles dans le désert – sable, risques de la perte d’un sac, aléas météo –, il lui a paru essentiel de protéger au maximum les images. Il n’avait pas droit à l’erreur, qu’elle soit humaine, naturelle ou technique, l’enjeu était trop important. Les accès Internet tunisiens étant aléatoires, Patrick Glaize envoyait des CD de photos présélectionnées par transporteur postal aux éditions Flammarion afin qu’ils réalisent les pré-maquettes des trois ouvrages.

Patrick Glaize réalisait en même temps les photographies et le tournage du making-of, aussi ses journées étaient bien remplies et devaient être minutieusement organisées. Il s’appuyait sur son expérience de photographe et sur l’histoire qu’il avait choisi de raconter dans son making-of pour savoir quand se servir de l’appareil photo ou de la caméra.

J’avais de nouvelles contraintes professionnelles. J’étais tout seul pour tout faire et les délais étaient extrêmement courts. 15 jours après mon retour, l’editing des trois livres devait être bouclé, j’avais ma présélection de 600 photos parmi les 6000 prises. J’ai tout fait au fur et à mesure et la finalisation s’est faite à mon retour. 

Les photos constituaient l’iconographie des trois livres éducatifs que montaient trois équipes différentes de Flammarion, mais elles devaient aussi pouvoir intéresser les magazines. Et les exigences respectives ne sont pas les mêmes. Par exemple, certains magazines sont friands de photos avec les « à côté » : la présence d’une caméra ou d’un technicien, tout ce qui permet de faire entrer le lecteur dans les coulisses du film en cours de tournage. Patrick Glaize jonglait alors avec ces multiples exigences durant des journées qui commençaient généralement à 6 heures et se terminaient rarement avant 20 heures.

Le soir, il déchargeait ses images sur son MacBook Pro. La deuxième étape de travail sur les photos pouvait alors commencer. Il fallait qu’il identifie les images mais aussi qu’il les situe par rapport au scénario, car un film n’est jamais tourné dans l’ordre chronologique de la projection. Aperture était d’une aide très appréciable : « Les presque 10 000 ans d’histoire étaient divisés en 4 grandes périodes historiques. J’ai donc suivi cette subdivision pour créer autant de projets que nécessaire. »

« La fonction « Pile » d’Aperture m’a fait gagner un temps considérable. Elle permet tout simplement d’effectuer un premier classement en faisant des piles d’images, tout comme chacun peut le faire lorsqu’il classe des tirages photos ou des diapos. Chaque pile se présente alors comme un jeu de carte : seule celle du dessus est visible et elle est représentative du contenu de la pile. On peut faire toute sorte de piles en regroupant les images selon les critères de son choix : un personnage, un décor, une ambiance, un thème, etc.

Quand on a plusieurs centaines de photos à classer, cette identification visuelle instantanée est très appréciable. Ensuite je procédais au marquage de chacune des images que j’avais finalement retenu au sein de chacune des piles en lui associant plusieurs mots-clés qui constituait une sorte de carte d’identité de chaque image : nom, lieu, action, séquence, thème, etc.

C’est cela qui est fabuleux : je classe et j’ordonne les photos très facilement et je sais les retrouver immédiatement selon une série de critères définis. »

 Le sacre de l'Homme

 
 
 
 
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