Les créatifs de demain formés sur Mac
Portrait de réussite : ESACC
Une nef de cuivre sur un piédestal de verre au cœur de Clermont-Ferrand… Nous sommes dans le quartier étudiant de la ville, à deux pas du centre, profondément réaménagé et restructuré ces dernières années, notamment par la mise en place d’un tramway sur pneus, patrie de Michelin oblige ! La nef, c’est l’École Supérieure d’Art de Clermont-Communauté (l’ESACC), une formation généraliste, qui prépare les futurs professionnels des métiers des arts plastiques. Sylvain Lizon, son directeur, ne boude pas son plaisir : la communauté d’agglomérations de Clermont-Ferrand, regroupant 21 communes et un peu moins de 300 000 habitants, lui a donné les moyens. « Nous disposons d’un espace de 4 200 mètres carrés répartis en 3 bâtiments spécialement conçus pour les besoins des étudiants. » Il faut préciser que l’école d’art sort à peine d’un hivernage forcé au fond d’un entrepôt !

« L’école était auparavant installée sur le plateau central, une hauteur qui domine la ville, dans la Halle aux Blés, un ancien et très beau bâtiment en pierres de Volvic, datant du dix-huitième siècle », se souvient Sylvain Lizon. L’établissement, qui dépend du ministère de la Culture, y était installé depuis 1884. « Comme son extension n’était pas possible, la ville a fait un choix courageux : repartir d’une feuille blanche pour disposer d’un nouveau bâtiment. »
Depuis 2006, l’ESACC fait désormais figure d’établissement d’enseignement ultra-moderne ainsi que d’étendard du futur « Quartier Latin » de Clermont-Ferrand. Un tour rapide des installations permet de constater que l’ESACC fait partie de son temps. Une entrée-hall d’exposition, largement ouverte sur l’extérieur grâce à une galerie vitrée sert de plateau d’accès vers un amphithéâtre, une bibliothèque publique, deux volées d’escaliers donnant sur les étages et une cour extérieure liant le bâtiment principal à ses annexes. Quant aux différents niveaux de l’édifice, ils voient se succéder les ateliers, les salles de cours, les studios, les différents locaux informatisés et techniques.
"Notre système informatique est suffisamment souple pour autoriser aux étudiants de disposer d’une grande latitude de création quand ils s’attaquent à une œuvre numérique."
Sylvain Lizon, directeur de l’ESACC.
Une pléthore de moyens adaptés
« Nous n’avons rien gardé de l’ancienne école, si ce n’est les 7 000 ouvrages de la bibliothèque spécialisés dans le champ de l’art contemporain et de l’histoire de l’art, de vieilles presses d’imprimerie introuvables aujourd’hui, et les archives de l’administration, » poursuit Sylvain Lizon. « En dehors de cela, on est reparti de zéro. Le bâtiment était livré vide et j’ai donc pu concevoir de A à Z tout le projet d’aménagement, que ce soit en matière de mobilier, d’outils de travail ou encore de système informatique. Ce qui était très agréable et très excitant à mener. »
Effectivement, outre les vastes salles, le mobilier de noms prestigieux comme Jasper Morrison ou Philippe Stark, l’ESACC est équipée des toutes dernières technologies. Double régie vidéo administrable à distance par écran tactile pour l’amphithéâtre, prises réseaux et bientôt WiFi accessibles dans toutes les salles, double réseau informatique, serveurs Xserve et Xserve RAID pour la gestion et l’archivage des comptes pédagogiques et administratifs, 10 iMac disponibles dans la bibliothèque, et une cinquantaine de machines - iMac, Power Mac G5 et PowerBook - disséminés à travers l’établissement.
Un choix orienté professionnel
« L’important pour moi était d’avoir une sorte de colonne vertébrale numérique sur laquelle on puisse venir ajouter différents éléments et développements sans que cela ne vienne fragiliser l’ensemble, ni sans que cela ne devienne complexe à gérer. Nous savons par exemple que les développements autour de la vidéo ne poseront pas de problème : nous allons pouvoir réaliser des raccordements en Fibre Channel et nous appuyer sur les Xserve pour en augmenter les capacités de calcul et de stockage, » explique Sylvain Lizon. Précisons au passage que si l’agglomération dispose bien d’un service informatique, à l’école, il n’y a pas de technicien dédié. « Il nous fallait donc un système stable permettant de travailler en création sur l’image, la vidéo, le son, la mise en page et la modélisation. L’écosystème Mac, historiquement prépondérant dans les métiers de la vidéo, de l’image et du son, permet d’avoir une chaîne fonctionnelle professionnelle que nos élèves retrouvent généralement au sortir de l’école quand ils décrochent leur premier emploi. »
Près de 80 % des étudiants diplômés trouvent un emploi dans les 3 ans après leur sortie d’études. Tous ne sortent pas “artistes”. La plupart des étudiants trouvent des postes en lien avec la création dans des structures culturelles : Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC), centres d’art, musées… Certains deviennent graphistes, photographes, designers. D’autres entrent dans l’enseignement, dans des sociétés de production audiovisuelle ou dans des entreprises de communication. Ces futurs créatifs sont amenés à avoir plusieurs activités qui se chevauchent ; la formation généraliste de l’ESACC tend à les préparer à une mobilité et à une réactivité professionnelle pour qu’ils deviennent immédiatement opérationnels.
Crédits photos : Jürgen Nefzger.
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