Le mouvement est parti de Montréal en 1998 avec
Christian Laurence et trois de ses amis qui se lancent alors un défi
de taille : produire chaque mois une bande vidéo originale
et rassembler leurs amis pour les visionner.
Le nom de Kino fut donné au projet (kinè est une racine grecque
qui signifie « mouvement » et kino signifie « cinéma » dans
plusieurs langues, dont le russe et l’allemand).
Dès 1999, Kino a
fonctionné avec une vingtaine de "kinoïtes" chevronnés
qui répondaient à l’appel, au premier jour de chaque mois.
Les soirées Kino changeaient d’adresse chaque mois, avec
l’objectif de présenter des films dans des endroits qui, a priori,
n’étaient pas destinés à cette fonction.
Dès la deuxième année, l’engouement s’est
répandu comme une traînée de poudre. Il devenait difficile
que tout le monde fasse un film par mois. Il a donc été demandé aux
réalisateurs de se donner eux-mêmes une échéance de
production et de la respecter, sous peine de subir un « blâme »,
une contrainte amicale choisie par l’assemblée.
 C’est à cette époque
que la démarche artistique du mouvement a pris forme. L’impulsion
derrière la création de Kino avait été un
désir impérieux de faire des films… coûte
que coûte. Estimant que les contraintes financières ne
doivent jamais être un frein à la réalisation
de bonnes idées, Kino a donc adopté son credo : « Faites
bien avec rien ; faites mieux avec peu ; et faites-le maintenant ».
Kino
a donc mis au point un nouveau mode de production appelé le « Kino-Kabaret ».
Ce type d’événement permet à des membres
de Kino de devenir artistes résidents lors d’un festival
cinématographique ou multidisciplinaire. ils conçoivent
ainsi des films - de l’idée originale au produit final
- sur place et dans un laps de temps restreint. Il s’agit d’un
défi de cinéma instantané dont la qualité dépendra
de la créativité et de l’esprit de collaboration
des participants.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, dans un esprit d’initiative,
de collaboration et d’universalité, que près d’une
quarantaine de cellules Kino – au Canada et à travers
le monde – font de ce concept un formidable lieu d’apprentissage
pour des cinéastes accomplis ou en devenir. Ce mouvement contribue
en outre à l’essor du court-métrage et tente,
autant dans la projection que dans le processus créatif, de
créer un nouveau dialogue entre l’artiste et le spectateur.
C’est dans cette même logique que Off-Courts propose depuis
maintenant trois ans, le plus beau Kinolab qui puisse être équipé par
Apple avec postes de montage, studios de son, studios d’animation.
Pour le plaisir des festivaliers, le kinolab, permet également
d’observer le processus de création en direct. Pendant le montage, des musiciens créent en direct des musiques originales.
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