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Il y a eu « la Terre vue du ciel », des photographies aériennes signées Yann Arthus-Bertrand qui ont parfois ému, souvent ébloui, toujours fasciné des milliers de personnes. Ce projet a également transformé le photographe ; car voler au-dessus de la planète pendant plus de 10 ans ne laisse pas intact. Marqué par l’immatérialité des frontières et les contraintes qu’elle impose, il a cherché à comprendre pourquoi nous n’arrivons pas à vivre ensemble, nous ne réussissons pas à partager cette Terre.

De cette réflexion est né son nouveau projet « 6 milliards d’Autres ». Il s’agit d’aller à la rencontre des personnes, du pêcheur brésilien au millionnaire saoudien et du dentiste malien au moudjahidine afghan, qui vivent dans ces endroits photographiés « vus du ciel » et de leur donner la parole. Et comme toujours, Yann Arthus-Bertrand a fait confiance aux solutions Apple pour concevoir son projet.

Yann Arthus-Bertrand - La Terre est son pays depuis toujours

On connaît ses photographies d’une saisissante beauté. On connaît moins l’homme, ce passionné du monde animal depuis l’enfance. Cet amoureux de la nature depuis toujours. Ce qui frappe d’emblée, c’est son regard direct et son sourire généreux. Yann Arthus-Bertrand est un homme qui a une énergie et un enthousiasme très communicatifs.

Son parcours professionnel l’a conduit d’un bout à l’autre de la planète. À trente ans, il part vivre au Kenya étudier le comportement des lions dans la réserve de Massaï Mara. Il publie ensuite son premier livre intitulé « Lions ».

De retour en France, il devient photo-reporter, il couvre les Paris-Dakar, réalise l’ouvrage de Rolland Garros tous les ans, il réunit les 100 plus grands photographes en France pour en faire un événement et un livre. Il se spécialise de plus en plus dans la photographie aérienne avec le succès que l’on connaît.

En 1991, Yann Arthus-Bertrand fonde l’agence Altitude, une banque d’images spécialisée dans l’aérien. Un autre projet lui tient à cœur : la création d’une banque d’images de la Terre vue du ciel commentées par des scientifiques, ce qui se traduit aussi par des publications et des expositions. Il poursuit également ses photographies des espèces animales.

Aujourd’hui, Yann Arthus-Bertrand a toujours ce même goût pour le travail humaniste : « L’important, c’est d’être honnête avec soi-même ». Il travaille au feeling.

J’aime les rencontres et les échanges 

Yann Arthus BertrandPendant une reconnaissance du Paris-Dakar dans les années 1980, il tombe en panne d’hélicoptère entre le Mali et le Niger. Il se retrouve dans un petit village et rencontre un homme qui vivait là avec ses deux femmes et ses enfants, il passe la journée à parler avec lui et il prend conscience que toute sa vie est axée sur une seule et même obsession : « nourrir sa famille » avec les angoisses de la sécheresse… Cette rencontre a marqué Yann Arthus-Bertrand, l’a touché, quelque chose qu’il ressent, qui est difficile à expliquer. Et depuis, quand il est dans un hélicoptère et qu’il voit des habitants, il a envie de savoir ce que ces personnes auraient à dire, à transmettre. « Ces rencontres rendent meilleur » ajoute-t-il. Le projet « 6 milliards d’Autres » est aussi né de ces réflexions.

Les derniers témoignages.

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Annexes

 

Yann Arthus BertrandYann Arthus-Bertrand s’est prêté au jeu de l’interview, il a répondu à ces quelques questions.


Question : « Quel est pour vous le sens de la vie ? »

Yann Arthus-Bertrand : « Pour moi, c’est vivre, vivre chaque instant. Il ne peut pas y avoir d’autre sens que ça. »

Question : « Qu’est-ce que le bonheur ? »

Yann Arthus-Bertrand : « C’est de le chercher… D’essayer de s’en approcher. »

Question : « Quelle est votre philosophie ? »

Yann Arthus-Bertrand : « Ma philosophie, c’est essayer d’essayer. Je suis un très grand optimiste. Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles qu’il ne faut pas essayer. »

Et il ajoute : « Détruire, c’est s’imposer, construire, c’est s’exposer. »

 

Matériel utilisé

 

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