Des témoignages à découvrir
Ces rencontres sont rassemblées autour de trois faits humains :
- Le fait de témoigner. C’est raconter sa part d’expériences vécues dans le contexte particulier de sa vie. C’est ce qui est extérieur à soi.
- Le fait de sentir. C’est ce qui se vit à l’intérieur, la perception émotionnelle, la part d’irrationnel. C’est une caractéristique totalement individuelle mais c’est aussi un langage universel. L’amour, la haine, les joies, les peines, les peurs sont des perceptions de nous-mêmes, des autres et de notre environnement.
- Le fait de penser. C’est la distance par rapport au ressenti. Les idées et convictions se nourrissent des expériences et du ressenti, c’est le lien au monde le plus complexe et le plus humain.
Quelques paroles :
En Algérie
« On va apprendre à notre enfant tout ce qu’on a raté. »
En Équateur
« Je suis heureux avec ma pauvreté… Je vis heureux parce que, que puis-je faire d’autre ? »
Au Brésil
« Le bonheur, c’est un mensonge, c’est ce que je crois. »
Au Kirghizistan
« J’aime bien rire parce que ça prolonge la vie. »
Aux États-Unis
« L’Amour est la solution et il y en a assez pour tout le monde »
En Bulgarie
« On ne choisit pas où l’on naît, on choisit qui l’on veut devenir. »
Aux États-Unis
« Ma mère a fait l’expérience de l’horreur, elle a vécu Auschwitz, et après, elle a réussi à être heureuse. Elle n’a pas laissé “ça” détruire sa vie… »
L’interview qui a beaucoup ému Yann Arthus-Bertrand est celui d’un soldat américain qui lui a dit, à propos de la guerre en Irak : « Si je retournais en Irak, je baiserais les pieds de cette femme qui essayait de me baiser les pieds quand on lui prenait ses fils. Je me sentirai toujours honteux et humble ».
Et dans un autre registre, une milliardaire interviewée à Davos s’est exprimée ainsi « Le bonheur n’existe pas ». Ces diversités culturelles, géographiques, politiques, religieuses, historiques font la force de ces témoignages.
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