Armand Amar : une autre musique avec Logic Pro

Faire interpréter l’injouable
Il poursuit son propos avec vivacité : « Logic Pro est aussi un outil d’exploration. L’infinie possibilité de tonalités, de timbres ou encore de jeux des instruments de musique que j’ai en banque ou que j’enregistre me passionne. Je peux, par exemple, transposer un violon ou un alto trois octaves plus bas et obtenir une étrange contrebasse qui s’harmonisera plus élégamment avec le son de ma composition en cours. De même, un pizzicato peut devenir un koto japonais… Cette recherche permanente, parallèle à la composition, permet de faire jouer l’injouable.« Même si je deviens un véritable spécialiste dans la façon de penser un instrument tel qu’il est joué, par exemple pour les instruments à percussion, je me fonde sur mes propres techniques de percussionniste pour m’adapter au jeu original et à ses possibilités. C’est ensuite avec l’aide de Logic Pro que j’étends véritablement mon horizon sonore pour obtenir ce que je sais totalement impossible à obtenir dans la réalité. » Le spécialiste s’aperçoit rapidement que les musiciens extra-européens travaillent sur des séquences précises, apprises et reproduites à l’infini. Ces séquences sont in fine basées sur les mathématiques. Logic Pro permet de retrouver la structure de ces séquences d’un point de vue totalement graphique, et par exemple comprendre qu’une mélodie ou une séquence ont une existence horizontale. Lorsqu’Armand Amar les mélange et les empile, il ajoute un plan vertical via cet empilement et ne travaille donc plus sur une ligne mais dans un plan. Ce qui lui permet de voir le cheminement de chaque instrument, sa place, son rôle au sein de la musique, très facilement, sans chercher dans des menus. Un clic de souris permet d’atteindre instantanément plusieurs niveaux d’exploration.
La puissance pour transcender l’interprétation
« Ce que j’aime dans Logic Pro, c’est qu’il est tout simplement à ma main. Il me permet de piloter tout mon studio ; toute cette technologie très complexe est à mon service, » poursuit Armand Amar. « Et pour quoi ? Pour que la création musicale devienne instantanée. Il offre un chemin direct, le plus simple et le plus rapide. Ce qui me convient parfaitement. Je n’hésite pas à passer du temps en préparation avec l’aide de mes machines, mais quand je suis prêt, quand les musiciens sont prêts, ne reste plus que la musique. « Le temps est important en musique, car c’est un art qui se déroule dans le temps. J’en passe énormément, tous les jours, à exercer mon art, à me perfectionner dans mon travail. Être compositeur demande de la discipline. Mais je ne supporterais pas de me perdre dans les dédales de quelques ergonomies complexes où seuls des ingénieurs seraient capables de retrouver leurs petits. Mes Mac sont puissants et je me sers de leur puissance pour transcender mes interprétations. »

