Live From Abbey Road : morceaux d'anthologie
Les solutions intégrées qui se trouvent au cœur de Final Cut Studio assurent une parfaite cohérence à chaque niveau du processus de production et de post-production. "C'est la simplicité de l'intégration entre tous les processus, ajoute Keith Mottram. Il est inutile de faire quoi que ce soit hors-site : à part le son, il n'y a rien que nous ne puissions faire dans Final Cut. Là, je travaille simultanément sur seize canaux de HD non compressée en mode multicam. J'ai tout fait dans Final Cut : des reportages aux pubs, et c'est probablement là que j'ai le plus sollicité le logiciel. C'est du béton. On diffuse les émissions sans même quitter ces deux pièces. C'est vraiment incroyable."
Des Mac Pro reliés par un réseau optique apportent toute la puissance nécessaire.
L'acquisition de la vidéo se fait dans Final Cut et le logiciel offre une solution complète pour chaque étape du processus : du montage à la correction de la couleur, en passant par la création des graphismes et l'exportation dans différents formats. C'est une transformation significative des flux de production vidéo classiques. "Quand j'ai débuté dans ce métier, se souvient Keith Mottram, une émission passait entre les mains d'une vingtaine de personnes avant d'être vue par le téléspectateur. Aujourd'hui, ce que je fabrique dans ma timeline — chaque coupe, chaque insertion de graphisme — c'est que ce voit le téléspectateur. C'est une immense satisfaction, pour un monteur, parce que, à l'époque où on fonctionnait selon un processus hors-ligne/en ligne, on ne pouvait jamais être sûr que le montage qu'on faisait hors-ligne sortirait indemne de l'ensemble du processus de production. Avec ces outils, je sais que quand on regarde les premiers montages, ici, c'est exactement ce que verront les téléspectateurs, et ça, c'est extraordinaire."
Keith Mottram est impressionné par les autres fonctionnalités de Final Cut et juge RT Extreme "inestimable". "Et, pour couronner le tout, la possibilité d'utiliser des effets de transparence de type Photoshop en temps réel sur de la HD est tout simplement incroyable."
Le fait que les outils de création de contenu et de production soient intégrés offre un autre avantage décisif. Les phases de tournage et de montage prennent du temps, mais chaque projet de diffusion soumis à des délais stricts doit également prendre en compte le temps qu'il faut pour assurer le rendu du résultat final. Selon Keith Mottram, l'équipe d'Abbey Road est très satisfaite : "je me rappelle avoir regardé une pub sur laquelle je travaillais dont le rendu avait été effectué sur un système qui coûtait un demi-million de livres et il avait fallu autant de temps qu'aujourd'hui avec un kit Apple. Le délai de traitement que nécessite chaque plan est moins important que lorsqu'on utilisait ce système clés en main, il y a encore quelques années."
Si la plupart des membres de l'équipe utilisaient déjà le Mac, certains d'entre eux découvraient la plate-forme, mais ça n'a guère posé de problème. Keith Mottram précise : "notre coloriste, Peter Lynch, commençait tout juste à tâtonner dans Final Touch (une ancienne version de Color), mais maintenant il est dans son élément. C'est parce que Color est conçu pour les coloristes, tout comme Final Cut est conçu pour les monteurs : tout professionnel de ces domaines devrait pouvoir faire la transition sans problème. Et puis, il y a quelque chose dans les produits Apple qui facilite l'apprentissage des logiciels, en particulier quand on est familier du Mac : on surmonte rapidement les obstacles techniques."
"Nous utilisions les dernières versions de Final Touch, se souvient John Mills, puis c'est devenu Color. C'est fantastique : tout rentre à un bout et en ressort à l'autre exactement comme il faut." Il y a également un autre avantage : dès qu'une émission est terminée, elle peut être sortie dans divers formats grâce aux outils inclus dans le coffret Final Cut Studio. "Aujourd'hui, par exemple, nous avons réalisé un clip de promotion de deux minutes. Je suis allé sur le serveur Xsan, j'ai pris quelques séquences, je les ai déposées dans la timeline, j'ai collé à la va-vite un logo sur un calque transparent, j'ai assemblé le tout et voilà ! Il y a une version HD, une version QuickTime et une version iPod. Je me souviens, il y a quelques années, quand on avait besoin d'envoyer une petite version dans QuickTime, ça prenait un temps considérable d'encoder dans une quelconque application de nettoyage et, au final, c'était impossible à regarder. Maintenant, on n'a même plus à y penser. Si on doit envoyer quelque chose dans un format particulier, on peut le faire presque immédiatement."
L'équipe Abbey Road a commencé à utiliser le logiciel Xsan d'Apple pour la deuxième série, qui est actuellement en cours d'enregistrement. Ce ne serait pas le cas sans cette application. "Je ne peux plus me passer de Xsan, déclare Keith Mottram. Pendant la première saison, l'équipe transférait les séquences sur des lecteurs FireWire, ce qui faisait baisser notre productivité, ajoute-t-il. J'ai un jeune fils et je dois rentrer chez moi le soir. Je veux travailler huit heures par jour. La saison dernière, je faisais des journées de 16 heures. Xsan a divisé ce chiffre par deux. C'est l'avantage que nous a apporté Xsan."
La réalisatrice Annabel Jankel, elle aussi, l'apprécie beaucoup. Elle peut accéder à n'importe quelle ressource dès qu'elle a besoin d'y jeter un œil, l'examiner et la marquer. Et, comme la ressource est stockée sur le serveur, sa version actualisée est immédiatement disponible pour l'ensemble de l'équipe.
Pour une production qui s'attache à présenter des artistes de réputation mondiale sous leur meilleur jour, l'utilisation des outils d'Apple pour la vidéo offre un autre avantage : son coût. Le fait que les outils de montage, de post-production et de correction de la couleur soient tous inclus au sein d'un même équipement signifie qu'une partie du budget peut être affectée à un autre usage. "Les gens qui utilisent d'autres suites et qui n'ont pas encore fait la transition n'arrivent pas à croire que le système soit capable d'un tel travail, explique Keith Mottram. Je ne pavoiserais pas s'il n'y avait pas lieu de le faire. C'est le concept qui est à la base de tout. Des opérations qui nécessitaient auparavant des équipements d'une valeur de plusieurs centaines de milliers de livres font désormais partie d'un kit complet qui en coûte à peine quelques centaines. Voilà de la production télévisuelle indépendante qui fait mieux que les grands."






