Je découvre mes photos dans Aperture. Cet outil est très productif, ce qui est vital quand je suis le terrain par exemple.

Guillaume Plisson : photographe tous terrains

« Avant, cette maîtrise complète était impossible, ou tout du moins il fallait être à Paris. En Bretagne on n’en avait pas les capacités, cela demandait des moyens considérables, et il y avait un rapport de volume de travail et non de qualité », souligne Guillaume Plisson. « Aujourd’hui, le numérique change la donne. Il permet de retrouver le rapport de complicité qu’un photographe pouvait parfois trouver avec un laboratin capable de révéler le sens de lecture de son image. À l’instar d’un Rémy Poinot, le photographe français pionnier des technologies numériques, il est désormais possible de tendre vers un absolu : ne rien enlever, ne rien ajouter, et tout changer. De sorte que là, maintenant, c’est moi qui suis l’artiste. »


Guillaume Plisson

On perçoit immédiatement cette modification technique dans la Galerie Plisson, sur les quais de la Trinité. Les intentions de Guillaume y sont dévoilées en grand, physiquement. Intentions, mais aussi le souci du détail, et les matières utilisées, qui confirment la transition à l’œuvre. Ainsi des supports dont il est facile de percevoir l’apport : la toile de peintres, les papiers d’arts ou le papier d’aquarelle d’Arche sont autant de matières issues de la peinture et récupérées pour la photographie. Il s’agit vraiment d’une passerelle entre les deux formes artistiques.

Évidemment, la maîtrise de cet art passe par un énorme travail où les émotions entrent en ligne de compte, où le travail de la main qui tient l’appareil photo ou qui réalise le travail de révélation de l’image est primordial, et où les outils utilisés modifient du tout au tout le rapport de l’artiste à son œuvre. « Un travail de post-production minutieux est nécessaire pour finalement retrouver ce qu’on s’était imaginé ou ce qu’on avait vu. La sensation qu’on a eu de la réalité, la capacité de l’appareil à accrocher la poésie d’une scène, ou encore le moment de magie où la photo a été prise. Il s’agit de ces éléments qu’il faut savoir retrouver et qui ne durent souvent qu’un moment ou un court instant, mais après on peut dire : “voilà, il s’est passé ça” », soutient Guillaume.

 

Sur terre ou dans les airs, dans le coffre de sa voiture ou à son bureau, Guillaume ne se sépare jamais des technologies Apple. Elles sont devenues une extension primordiale de sa palette d’expressions artistiques. « J’ai toujours à portée de main mon MacBook Pro 17 pouces et ma banque d’images me suit donc partout », confie-t-il. « J’y charge les clichés par le biais d’un lecteur de cartes qui les transfère au rythme de 65 Mo par seconde. Puis je les découvre dans Aperture. Cet outil me permet d’aller très vite. Il est vital quand je suis sur le terrain par exemple : il me permet de voir très rapidement si les images sont bonnes. La loupe révèle les détails directement sans avoir à ouvrir les photos ; c’est un instrument qui accroît la productivité et permet de se concentrer plus rapidement sur le travail. C’est essentiel par exemple en hélicoptère, où l’heure de vol a un coût énorme. »

"Il est désormais possible de tendre vers un absolu : ne rien enlever, ne rien ajouter et tout changer. De sorte que là, maintenant, c’est moi qui suis l’artiste"

Revenu à son bureau, où trônent deux Power Mac G5, Guillaume Plisson apprécie également d’autres fonctionnalités d’Aperture : l’automatisation du classement des clichés en piles prêtes à être utilisées, la table lumineuse, les outils de traitement des dominantes de couleurs. « Je suis très Mac. Je trouve que les possibilité offertes par Exposé dans Mac OS X Tiger permettent d’accroître de manière considérable la productivité. Cela me permet d’afficher simultanément toutes les fenêtres des clichés ouverts. Je ne sais pas comment un photographe peut se passer de cette fonction. Mais outre les détails à l’importance pourtant majeure qu’apporte le système d’exploitation d’Apple, c’est l’arrivée d’Aperture qui a radicalement transformé ma façon de travailler. Cela va jusqu’aux nouvelles possibilités apportées par la possibilité d’éditer un livre directement dans le logiciel. Une fonction qui peut avoir un énorme impact relationnel. Pour l’anecdote, je l’ai utilisée pour faire plaisir à un client, afin qu’il ait, quelques jours après les avoir réalisées, des photos que j’avais prises pour lui. Il était littéralement soufflé. »

Ce sont encore des Mac que Guillaume Plisson utilise pour retravailler les images et les stocker. Un Xserve G5 et un Xserve RAID mettent les milliers de photos prises à disposition des 42 employés de l’entreprise Plisson. Côté création, des Power Mac G5 prennent la relève pour l’infographie et l’industrialisation des clichés. Les résultats sont époustouflants : des photos mises en valeur tout autant par le geste de l’artiste, le support utilisé ou par les différents formats retenus. Guillaume adore le format carré, très moderne, qui donne beaucoup de force aux clichés. Des diptyques ou des triptyques sont également utilisés pour soutenir les rapports de forme des images panoramiques. Espérons que le photographe ne s’arrête pas là et nous promette encore de belles surprises !

 

 
 


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